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LE VENT DU CHANGEMENT PRESIDENTIEL

LE VENT DU CHANGEMENT

En cette époque, le vent du changement bousculait les hommes et les institutions.
Il rendit vaine l’organisation des primaires présidentielles. Celle de droite où l’investi se trouva emporté par une tourmente judiciaire. Celle du parti socialiste où Benoit Hamon, contestataire de gauche de la ligne Hollande se trouva tourné sur sa gauche par Mélenchon
Dès lors les candidats restants pour le second tour-Emmanuel Macron et Marine le Pen -qui sollicitaient le suffrage populaire se trouvèrent affrontés dans une lutte frontale avec d’un côté un candidat ouvert au monde international et à l’Europe et de l’autre une outsider défenseur de la rétractation nationale.
L’élection d‘Emmanuel Macron marque le triomphe du leader d’En Marche qui avec beaucoup d’intelligence a su se porter à la crête de la vague du changement. L’opinion se trouvait enfermée depuis trop longtemps dans un système de partis qui l’obligeait à se positionner à droite ou à gauche alors que l’obsolescence de ce vieux clivage était depuis longtemps évidente. La classe politique s’était, quant à elle, fossilisée et avait méconnu les aspirations au changement. Les inquiétudes nouvelles liées à la sécurité ou à la sauvegarde de la Nation avaient été abandonnées aux extrémistes.

Avec un langage simple le fondateur d’En Marche a proposé un nouveau syncrétisme mariant libéralisme et protection étatique, ouverture au monde extérieur et respect des valeurs nationales libérales. Il a conquis l’opinion. Son succès gomme les anciens clivages mais il ne les efface pas complètement. Le déferlement des abstentions et des votes blancs démontre que des pans entiers de l’opinion ne se reconnaissent pas encore dans le nouveau cru.
La prochaine perspective des législatives ouvre les voies d’une controverse entre les partisans du nouveau président qui souhaitent réserver les investitures aux Marcheurs et les fidèles des anciens partis qui refusent de se faire harakiri.
Après l’euphorie du succès, les difficultés du changement affleurent.
Le vent du changement a permis la conquête du pouvoir présidentiel.Il reste à démontrer au brillant vainqueur de la présidentielle que le changement social promis n’est pas de l’ordre du verbe mais une aptitude réformatrice réelle à transformer la société française.

Charles Debbasch

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